FIGRA_PAROLES DE REPORTER

LES RENDEZ-VOUS DU FIGRA 2021

LES RENDEZ-VOUS DU FIGRA 2021


FIGRA_PAROLES DE REPORTER

PAROLES DE REPORTERS

Un moment d’échange à l’issue de chaque projection entre le public et les réalisateurs de la sélection officielle.
Animé par Sheerazad Chekaik-Chaila, pour la Compétition Internationale, plus de 40 minutes, Fanny Bertrand pour la Compétition Internationale, moins de 40 minutes, Sofian Aissaoui pour la section Terre(s) d’Histoire, Julie Moreau, pour la section Autrement Vu, et Franco Revelli, pour la section Coup de Pouce.

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GRAND DÉBAT DE LA SCAM

SAMEDI 2 OCTOBRE / 11h15 – 12h45 / MAJESTIC – SALLE 2

Concentration des médias : menace sur l’information ?

L’heure est aux grandes manœuvres dans les médias : fusion de TF1 avec M6, bataille Lagardère – Arnault – Bolloré, rachat d’Europe 1, du JDD, de Paris Match, refonte du modèle économique du quotidien Libération, contrôle de grands titres de la presse régionale par le Crédit Mutuel, etc. Sous l’œil conciliant de l’État, le monde du business justifie cette concentration massive par un objectif majeur : rivaliser avec les ogres GAFAM, Netflix ou Disney.
Que vaudront la liberté de la presse et l’indépendance de l’information dans ce contexte ? Qui enquêtera sur l’optimisation fiscale que ces grands groupes pratiquent ?
Leurs rédactions auront-elles les moyens et la liberté de travailler sur le BTP, la téléphonie, le trafic maritime, la grande distribution, et tous ces secteurs d’activités majeurs dans lesquelles les magnats français de la presse sont leaders ?
Retrouvez l’historique des Grands Débats >> ICI


RENCONTRES AUTOUR D’ALBERT LONDRES

VENDREDI 1er OCTOBRE / 18h / MAJESTIC – SALLE 2

Proposé par Hervé Brusini, Président du Prix Albert Londres, accompagné des lauréats du prix présents sur le festival
« Le reportage n’est pas seulement un mot qu’on écrirait comme un autre, une ponctuation dans le discours d’un présentateur. C’est une condition. Une « humaine condition » de curiosité, de compréhension, de vérité. Une condition en action : aller sur place, sur le terrain, au coin de la rue, comme aux confins de l’étranger. C’est « enquêter » en voyant, en parlant, en vérifiant. Se confronter à ce qui fait la grandeur et le drame dans les actions des femmes et des hommes. « Le désir, la peur, la colère, la volupté, la joie, les discours » ainsi que l’a dit un philosophe, à propos du premier des grands voyageurs, Hérodote.
Comme un père du reportage. Albert Londres s’inscrit dans cette lignée où l’on ne requiert aucune pureté de quelque nature qu’elle soit, si ce n’est celle de la sincérité. Londres voulait être poète. Rendre compte de la fureur des hommes n’a pas été pour lui un violent renoncement semble-t-il. Le style, la langue pour parler des pires choses s’imposaient à lui, passionnément. Le reportage appelle aussi cette implication. Engagement des corps et des convictions. À la fin du XIXe siècle, la presse de masse est née, le journalisme s’est peu à peu constitué, doté d’arts de faire et bientôt, après la grande guerre, d’une éthique. Des femmes se sont jetées dans la bataille de l’information aux États-Unis, comme en France. Londres a croisé ces noms. Nellie Bly ou Ida Tarbell ont été saluées par la presse de l’époque. Et Londres a apporté sa pierre à la révélation des injustices. Sa plume était combattante. Et nous sommes heureux, les membres du Prix Albert Londres de nous associer avec le FIGRA pour évoquer l’histoire et l’actualité du reportage, confronté aux fracas du monde, y compris celui de l’information elle-même
. » Hervé Brusini, Président du Prix Albert Londres